Qu'est-ce que l'Activité Physique Adaptée (APA) ?

Pourquoi pratiquer une activité physique ? Est-ce vraiment adapté à tous ? Qu'est-ce que l'Activité Physique Adaptée (APA) ? Vous trouverez ici toutes les réponses à ces questions.

Les bienfaits de l'activité physique sur la santé

Les multiples bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. Ils concernent l’ensemble des grandes fonctions de l’organisme. En voici quelques exemples :


  • Système cardio-vasculaire : le cœur étant un muscle, le solliciter, dans le cadre d’une activité aérobie régulière va favoriser le bon fonctionnement de ce dernier. Gagnant en masse et en force, le cœur aura en effet besoin de se contracter moins souvent pour éjecter une même quantité de sang. (1) En ce qui concerne le système vasculaire, la pratique d’une activité physique sur le long cours va permettre de prévenir la formation de plaques d’athérome et d’athérosclérose (dépôts lipidiques le long de la paroi des artères) qui peuvent être à l’origine, entre autres, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), d’infarctus du myocarde, d’artérites oblitérantes des membres inférieurs, ou de maladies coronariennes (2). Cet effet protecteur de l’activité physique sur la santé des artères passe notamment par une réduction du taux de « mauvais » cholestérol (LDL), et de l’incidence de l’hypertension artérielle, du diabète et de l’obésité, qui sont autant de facteurs de risque de développer une athérosclérose. (3) Par ailleurs, avec l’avancée en âge, la paroi des vaisseaux sanguins a tendance à se rigidifier, et la capacité de ces derniers à se dilater ou à se contracter en réponse à un stimulus devient moindre. Ce phénomène peut être à l’origine d’hypertension artérielle. L’activité physique, pratiquée de manière régulière, concourt au maintien de l’élasticité des vaisseaux. (4)


  • Capacité respiratoire : Tout comme la paroi des vaisseaux sanguins, le tissu pulmonaire tend à se rigidifier avec l’avancée en âge, limitant notre capacité à inspirer de grandes quantités d’air. Le manque d’élasticité de ce tissu entraîne également des difficultés à l’expiration, puisque cette dernière se fait majoritairement de manière passive, c’est-à-dire tel un ballon de baudruche qui se dégonfle sous l’influence de son élasticité. L’activité physique régulière, en sollicitant notre capacité respiratoire, favorise la bonne élasticité de nos poumons. (5)


  • Fonctions cognitives : Au cours des dernières années, de nombreuses études ont permis de mettre en lumière le lien entre activité physique et fonctions cognitives. Un entraînement adapté permet ainsi de stimuler la fabrication de neurones au niveau de l’hippocampe (centre de la mémoire à long terme dans le cerveau), de vaisseaux sanguins et de connexions neuronales au niveau du cortex préfrontal (siège des fonctions cognitives supérieures telles que le langage, la mémoire de travail, le raisonnement…)(6).


  • Appareil locomoteur : La locomotion est rendue possible grâce à nos muscles, nos articulations, nos os, mais également grâce à notre système nerveux central (cerveau) et à nos sens (vue, toucher, oreille interne). Il est donc important d’entretenir l’ensemble de ces éléments pour continuer à se mouvoir en toute sérénité. Au-delà des aspects bénéfiques de l’activité physique régulière sur l’entretien ou le gain de masse musculaire, cette dernière permet également de limiter la perte de masse osseuse en cas d’ostéoporose. Elle contribue également à la bonne santé de nos articulations, en stimulant la sécrétion de liquide synovial (l’huile nourrissante du cartilage) au niveau de ces dernières. Enfin, des études ont démontré l’efficacité de programmes d’activité physique spécifiquement conçus pour entretenir la marche et l’équilibre, par le biais d’un travail axé sur le renforcement musculaire et la stimulation des sens et des réflexes. (7,8,9)



L’activité physique, lorsqu’elle est pratiquée de manière modérée et régulière, présente également des bienfaits sur le système immunitaire (10), le métabolisme (11,12), le sommeil (13), la digestion (14), l’estime de soi (15,16)...

Activité physique ou sport ?

Lorsqu’on vous parle activité physique, vous pensez immédiatement à la course à pieds, la natation, ou encore la gymnastique dynamique, et vous vous dites que ce n’est pas pour vous ! Eh bien détrompez-vous, il existe une différence notable entre activité physique et sport. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on entend par activité physique tout mouvement produit par les muscles squelettiques, responsable d’une augmentation de la dépense énergétique au-dessus de la dépense de repos. Eh oui ! Même lorsque vous dormez, ou lorsque vous regardez la télévision, votre organisme continue de consommer de l’énergie (activité cérébrale, battements du cœur, digestion…). Mais, lorsque vous vous mettez en mouvement, ne serait-ce qu’en vous levant, vous consommez immédiatement davantage d’énergie, afin de permettre à vos muscles de se contracter. Dès lors, vous êtes déjà en train de pratiquer une activité physique ! Lorsque vous jardinez, faites le ménage, ou encore allez chercher votre pain à pieds, vous pratiquez également une activité physique !


Un sport, quant à lui, est certes une activité physique, mais un peu spécifique, puisqu’il s’agit d’une activité physique qui répond à 4 critères : l’intensité, la performance, la compétition, et les codes. Ainsi, la course à pieds, la natation ou la gymnastique dynamique, relativement intenses, et répondant parfois à des codes, peuvent être considérés comme des sports.

Oui mais faire le ménage, me direz-vous, bien qu’étant une activité physique n’est pas forcément plaisant ! Est-il alors possible de pratiquer une activité physique plaisante, qui ne soit pas un sport ? Oui, il s’agit du sport-loisir. Inspiré des pratiques sportives, mais ne répondant pas aux impératifs d’intensité, de performance, de compétition et de codes, ce dernier permet à tout le monde de pratiquer une activité physique plaisante et accessible. De nombreuses associations et fédérations proposent ces pratiques de sport-loisir, n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre commune.

Mais alors, qu'est-ce que l'Activité Physique Adaptée (APA) ?

Chez SMILE, l’Activité Physique Adaptée est entendue comme une activité physique inspirée d’une part de certains sport-loisirs, et d’autre part de vos activités quotidiennes. Chaque mouvement est spécifiquement pensé de manière à répondre à une problématique spécifique. Voici quelques exemples de mouvements :

  • inspirés de la gymnastique d’entretien :

    • le renforcement du quadriceps (groupe musculaire situé devant la cuisse) permet de se relever facilement d’une chaise ou du sol ;

    • le travail du jambier antérieur (muscle situé devant le mollet) permet de relever les pointes de pied afin d’avoir une marche adaptée et d’éviter de butter contre certains obstacles ;

  • inspiré du stretching :

    • étirer les muscles impliqués dans les mouvements de la cheville permet de conserver une bonne amplitude articulaire afin de pouvoir relever les pointes de pied ;

  • inspiré du football de loisir :

    • dribler/faire des passes avec un ballon permet de stimuler la coordination et l’équilibre ;

  • inspiré de la danse :

    • effectuer des mouvements en rythme sur une musique permet stimuler la coordination, l’équilibre, et le système cardio-vasculaire ;

  • inspirés des activités quotidiennes :

    • se relever d’une chaise plusieurs fois de suite permet de renforcer les quadriceps (groupes musculaires situés devant la cuisse, permettant notamment de monter un escalier, se relever du sol, se relever d’une chaise…) et d’intégrer les bonnes techniques pour se relever facilement d’une chaise en toute sérénité ;

    • effectuer un parcours moteur inspiré des obstacles et points de vigilance de votre intérieur permet d’entrainer son équilibre, ses réflexes, et son comportement face à de telles situations ;


SMILE attache une importance toute particulière à l’aspect ludique et convivial des séances, ainsi qu’au plaisir que prennent les participants, ces éléments étant garants d’une pratique sur le long cours.

Chaque programme est un ensemble de mouvements, ceux-ci étant sélectionnés en fonction de leurs bienfaits au regard de la thématique abordée (équilibre, mémoire ou mobilité) et adaptés aux capacités et besoins du groupe ou de l’individu. Il s’agit donc de sur-mesure !

Références :

(1) Green et coll (1990) Effects of short-term training on cardiac function during prolonged exercise. Medicine & Science in Sports & Exercise 22(4) : 488-493.

(2) Athérosclérose [en ligne]. Inserm (2014) [consulté le 15 mars 2017]. Disponible sur : http://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/atherosclerose

(3) Thompson et coll (2003) Exercise and physical activity in the prevention and treatment of atherosclerotic cardiovascular disease. Arteriosclerosis, Thrombosis, and Vascular Biology 23 : 42-49.

(4) Tanaka et coll (2000) Aging, habitual exercise, and dynamic arterial compliance. Circulation 102(11) : 1270-1275.

(5) Johnson et Dempsey (1991) Demand vs. Capacity in the aging pulmonary system. Exercise & Sport Sciences Reviews 19(1) : 171-210.

(6) Black et coll. (1990) Learning causes synaptogenesis, whereas motor activity causes angiogenesis, in cerebellar cortex of adult rats. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 87 : 5568-5572.

(7) Gillespie et coll. (2012) Interventions for preventing falls in older people living in the community.

(8) Sherrington et coll. (2008) Effective exercise for the prevention of falls : a systematic review and meta-analysis. Journal of the American Geriatrics Society 56(12) : 2234-2243

(9) El-Khoury et coll. (2015) Effectiveness of two year balance training programme on prevention of fall induced injuries in at risk women aged 75-85 living in community : Ossébo randomised controlled trial. British Medical Journal 351:h3830

(10) Gleeson (2007) Immune function in sport and exercise. Journal of Applied Physiology 103 : 693-699.

(11) Yukio Asano et coll. (2014) Acute effects of physical exercise in type 2 diabetes : A review. World Journal of Diabetes 5(5) : 659-665

(12) Duclos et coll. (2010) Position statement : Physical activity and obesity in adults and in children. Science & Sports 25(4) : 207-225.

(13) Kelley, G.A. et Kelley, K.S. (2016) Exercise and sleep : A systematic review of previous meta-analyses. Journal of Evidence-Based Medicine (Accepted manuscript online).

(14) Martin (2011) Physical activity benefits and risks on the gastrointestinal system. Southern Medical Journal 104(12) : 831-837.

(15) Spence et coll. (2005) The effects of exercise and physical activity on self-concept and self-esteem : A meta-analysis. Journal of Sport and Exercise Psychology

(16) Park et coll. (2014) Effects of exercise programs on depressive symptoms, quality of life, and self-esteem in older people : A systematic review of randomized controlled trials. Applied Nursing Research 27(4) : 219-226.